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Recomposition corporelle : perdre du gras et prendre du muscle en même temps, quand on travaille

Photo du rédacteur: Corentin Clarigo
Corentin Clarigo
29 sept.
14 min de lecture

Tu te souviens d'Andy Dwyer dans Parks and Recreation ? Le gars sympa, un peu enrobé, qui mangeait n'importe quoi. Quelques années plus tard, le même Chris Pratt débarque en Star-Lord dans Les Gardiens de la Galaxie, sec et musclé. D'après les chiffres largement repris dans la presse à l'époque, il a perdu environ 27 kg en six mois pour le rôle.


Comparaison avant/après de chris pratt torse nu: ventre rond à la plage puis silhouette musclée en selfie miroir.
Chris Pratt, d'Andy Dwyer à Star-Lord : environ 27 kg en six mois, avec une équipe et un tournage Marvel au bout. Toi, tu as un boulot.

Impressionnant. Mais regarde les conditions : pendant ces six mois, son corps était son travail. Il était payé pour ça, entouré de professionnels, avec un tournage Marvel au bout.

Toi, tu as un boulot, des horaires, probablement une famille, et trois créneaux de 45 minutes par semaine dans une bonne semaine. La question n'est pas de savoir si tu peux copier Chris Pratt. La vraie question est plus intéressante : est-ce que toi, avec ta vie réelle, tu peux perdre ton gras et construire du muscle en même temps ?

Pendant des années, la réponse du milieu de la muscu a été non. D'abord tu prends de la masse, ensuite tu sèches, et tu recommences. Cette réponse est incomplète. Pour un profil précis, qui est très probablement le tien, faire les deux en même temps est non seulement possible, c'est souvent la meilleure stratégie. Ça s'appelle la recomposition corporelle.

Dans cet article, je t'explique pour qui ça marche, le déficit à viser, le rôle des protéines, comment t'entraîner quand tu manques de temps, et surtout pourquoi ta balance va te mentir pendant tout le processus.



La recomposition corporelle, c'est quoi exactement


La recomposition, c'est changer ce dont ton corps est fait plutôt que simplement changer son poids. Moins de gras, plus de muscle, sur la même période.

Le raisonnement classique pour dire que c'est impossible tient en une phrase : construire du muscle coûte de l'énergie, et en déficit calorique, tu n'as pas d'énergie en trop. C'est logique sur le papier. Sauf qu'il oublie un détail : si tu as du gras à perdre, ton corps dispose d'une réserve d'énergie énorme. 10 kg de gras en trop, c'est de l'ordre de 70 000 kcal stockées. Ton corps peut puiser dedans, pendant que l'entraînement lui donne une raison de construire du muscle.

C'est ce que confirme la revue de Barakat publiée en 2020 : la recomposition est bien documentée chez les débutants, chez les personnes qui reprennent après une pause, et chez celles qui ont du gras à perdre. Elle existe aussi chez des pratiquants entraînés, mais elle y est plus lente et plus difficile à obtenir.

Traduction : plus tu es loin de ton potentiel, plus la recompo est facile. Plus tu es sec et entraîné depuis longtemps, plus elle devient difficile.



Pour qui ça marche vraiment


Voici les profils chez qui la recomposition fonctionne le mieux, du plus favorable au moins favorable.

Tu reprends après une longue pause. C'est le meilleur cas de figure. Tu as fait du sport il y a 10 ou 15 ans, puis le boulot, les enfants, la vie ont pris le dessus. Bonne nouvelle : ton corps n'a pas tout oublié. Une étude de Seaborne publiée en 2018 a montré que le muscle garde une forme de mémoire moléculaire d'un entraînement passé, et qu'il reprend du volume plus vite lors d'un deuxième cycle d'entraînement, la fameuse "mémoire musculaire". L'étude portait sur un petit groupe (8 hommes), donc prudence sur les détails, mais elle va dans le sens de ce que je vois sur le terrain depuis 10 ans : ceux qui reviennent s'entraîner progressent vite, et récupère leur ancien niveau assez rapidement.

Tu débutes vraiment. Ton corps n'a jamais reçu de stimulus sérieux. La première année, il répond fort, même en léger déficit.

Tu as du gras à perdre. Plus ta réserve est grande, plus ton corps peut financer la construction musculaire en puisant dedans.

Tu es déjà entraîné et plutôt sec. Là, c'est plus compliqué. La recompo reste possible, mais elle est lente. Une vraie phase de perte de gras ou une vraie prise de masse sera souvent plus efficace.


Si tu as entre 30 et 45 ans, que tu as pris du ventre ces dernières années et que tu as déjà fait du sport à un moment de ta vie, tu coches les trois premières cases. Tu es exactement dans le profil où la recompo donne ses meilleurs résultats.


Homme en salle de sport, allongé sur un banc, poussant une barre de musculation avec effort; machines floues en arrière-plan.
Ceux qui reprennent après une pause sont ceux chez qui la recompo marche le mieux. Ton corps n'a pas tout oublié.

Recompo, perte de gras ou prise de masse : comment choisir ?


Pas besoin de calculs compliqués pour trancher. Regarde-toi honnêtement dans le miroir, et pose-toi trois questions : est-ce que j'ai du ventre ? Est-ce que je me suis déjà entraîné sérieusement ? Est-ce que ma carrure se voit ?

Pour la carrure, j'utilise souvent un repère simple avec mes clients : le rapport entre le tour d'épaules et le tour de taille. Mesure tes épaules au niveau des deltoïdes et ta taille au nombril, puis divise le premier chiffre par le second. En dessous de 1,3, ta silhouette paraît plutôt droite. Au-dessus, le V commence à se dessiner. C'est un indicateur parmi d'autres, pas une vérité absolue : ta largeur de clavicules et de hanches est génétique, donc on ne part pas tous du même point. Mais ça peut tout de même indiquer un certain "niveau" qui te permet de savoir vers quel objectif t'orienter au début.


Choisis la recomposition si tu débutes ou reprends, que tu as du ventre et que ta carrure ne se voit pas encore beaucoup. Tu as à la fois du gras à perdre et du muscle à construire. C'est le cas de la grande majorité des hommes actifs de 30-45 ans que j'accompagne.


Choisis une phase de perte de gras si tu as beaucoup de gras à perdre, ou si tu t'entraînes déjà depuis plusieurs années et que c'est surtout le ventre qui te sépare de ton objectif. Un déficit un peu plus marqué (perdre environ 0,5 à 1 % de ton poids par semaine) sera plus efficace, et tu gagneras souvent du muscle au passage si l'entraînement et les protéines suivent. J'en parle en détail dans mon article sur comment perdre du ventre à 40 ans quand on bosse.


Choisis une prise de masse si tu es déjà sec (au minimum le haut des abdos visible au mieux le ventre plat) et que c'est ta carrure qui manque. Un léger surplus de 200 à 300 kcal fera mieux le travail.


En cas de doute entre recompo et perte de gras, pars sur la recompo. C'est l'option la plus tenable dans la durée, et on peut toujours ajuster après quelques semaines.



Le déficit : petit au départ, puis se met à bouger plus


C'est là que tout se joue, et c'est là que la plupart des gens se trompent. Ils veulent "perdre du gras", donc ils coupent fort. Et ils oublient la moitié muscle de l'équation.

La méta-analyse de Murphy et Koehler publiée en 2022 a regroupé les études qui comparaient des pratiquants de musculation en déficit et à l'équilibre. Résultat : plus le déficit est important, plus la prise de masse musculaire est freinée. D'après leur modélisation, autour de 500 kcal de déficit par jour, le gain de masse maigre devient quasiment nul en moyenne. Détail intéressant : la force, elle, continue de progresser même en déficit. On y reviendra, parce que ça a une conséquence pratique importante.

Une étude de Garthe publiée en 2011 sur des athlètes allait déjà dans ce sens. Le groupe qui perdait du poids lentement (environ 0,7 % par semaine) a gagné de la masse maigre. Le groupe qui perdait vite (environ 1,4 % par semaine) n'en a pas gagné.


Mon repère en recompo : un déficit alimentaire de 200 à 300 kcal par jour au démarrage. Faisons le calcul. Un kilo de gras représente environ 7 700 kcal. Avec 200 à 300 kcal de déficit quotidien, tu perds environ 0,2 à 0,3 kg de gras par semaine. C'est lent. C'est voulu. Tu laisses assez d'énergie à ton corps pour construire pendant qu'il déstocke.

Ensuite, à partir de la fin du premier mois, on ne coupe pas davantage dans l'assiette : on augmente la dépense avec la marche. Passer de 4000/6000 à 8000/10000 pas par jour, c'est environ 4,5 km de marche en plus, soit à peu près 180 kcal pour un homme de 80 kg (150 à 250 kcal selon ton poids et ta vitesse). Ton déficit total monte alors vers 350 à 550 kcal, sans que tu manges moins. L'intérêt : tu gardes l'énergie et les protéines dans ton assiette pour tes séances, et la marche ne pèse presque pas sur ta récupération.

C'est une moyenne, calculée sur des profils très différents, et ceux qui reprennent avec du gras à perdre construisent plus facilement que les autres. Le signal qui compte, c'est ta force : tant qu'elle continue de monter, tu es dans la bonne zone.

Ce déficit n'est pas figé. Il évolue au fil de la recompo, en fonction de ce que disent tes mesures (je te détaille plus bas comment les lire). Si ton tour de taille ne bouge plus pendant plusieurs semaines, on ajuste. Si ta force s'effondre et que tu es vidé en permanence, on remonte.

Pour trouver ton point de départ, il te faut ta maintenance : le nombre de calories avec lequel ton poids reste stable. Le calculateur ci-dessous te donne une estimation en 30 secondes, avec ta fourchette de départ recompo et tes protéines à viser.


Garde en tête que c'est une estimation, fiable à environ 10 % près. La vraie maintenance se vérifie sur le terrain : mange cet apport calorique indiqué pendant 2 semaines et regarde ton poids moyen. S'il reste stable, c'est bon. S'il monte ou descend, ajuste de 100 à 150 kcal.



Les protéines : le levier qui fait la différence


Si le déficit est le cadre, les protéines sont le moteur. Sans apport suffisant, la recompo n'a pas lieu.

L'étude la plus parlante sur le sujet est celle de Longland, publiée en 2016. Des jeunes hommes en surpoids ont suivi pendant 4 semaines un régime avec un déficit très important (environ 40 %) et un entraînement intense six jours par semaine. Un groupe mangeait 1,2 g de protéines par kilo de poids de corps, l'autre 2,4 g/kg. Le groupe riche en protéines a gagné 1,2 kg de masse maigre et perdu 4,8 kg de gras. Le groupe pauvre en protéines n'a quasiment pas gagné de masse maigre (0,1 kg) et a perdu 3,5 kg de gras.

Même déficit, même entraînement. Une seule variable change, et le résultat bascule.

Attention à la lecture de cette étude : c'est un protocole extrême (6 séances par semaine, déficit énorme, 4 semaines, jeunes hommes). Tu n'as pas besoin de monter à 2,4 g/kg dans la vraie vie. La méta-analyse de Morton publiée en 2018 situe le plateau de bénéfice autour de 1,6 g/kg, avec une marge qui monte jusqu'à environ 2,2 g/kg pour couvrir la variabilité entre individus.


En recompo, vise le haut de la fourchette : entre 1,8 et 2,2 g par kilo de poids de corps. Sur un homme de 85 kg, ça fait 150 à 185 g de protéines par jour. C'est probablement bien plus que ce que tu manges aujourd'hui.

Deux précisions qui vont te simplifier la vie.

C'est le total de la journée qui compte, pas un chronométrage au quart d'heure près. Répartir sur 3 à 5 prises est une habitude pratique pour la satiété et l'énergie, pas une obligation biologique.

Aucun aliment n'est interdit. Mange la plupart du temps de bons aliments, et ajoute-y ce que tu aimes. Du ketchup sur ton poulet, de la confiture dans ton fromage blanc, du beurre dans ton riz. Un verre de vin le vendredi & le samedi, compté dans ton total. Ce sont ces petits plaisirs quotidiens qui te feront tenir six mois au lieu de trois semaines.


Assiette de poulet grillé avec sauce crémeuse, champignons, brocoli, carottes et pommes de terre, sur assiette blanche.
Des protéines à chaque repas, et ce que tu aimes dedans. C'est ça qui te fait tenir six mois.


L'entraînement : 3 séances qui comptent


Tu n'as pas besoin de passer ta vie à la salle. Tu as besoin de séances qui envoient un signal clair à ton corps : "construis du muscle, on en a besoin".


La fréquence : 3 séances de 60 minutes par semaine. C'est le format qui tient quand on bosse, et c'est largement suffisant pour une recompo.


Les exercices : des mouvements poly-articulaires en priorité. Squat ou presse à cuisses, développés, tirages. Ils travaillent plusieurs groupes musculaires à la fois, donc ils rentabilisent chaque minute.


L'intensité : proche de l'échec, sans y aller systématiquement. La méta-analyse de Refalo et Helms publiée en 2023 montre que la proximité de l'échec compte pour l'hypertrophie. En pratique, arrête tes séries quand il te reste 0 à 3 répétitions en réserve. Si tu finis tes séries en pensant que tu aurais pu en faire 6 de plus, le signal est trop faible. Tu limites ta progression.


La progression : c'est non négociable. Chaque semaine ou toutes les deux semaines, tu cherches à ajouter une répétition ou un peu de charge. Sans progression, ton corps n'a aucune raison de construire.


Des séries classiques, 2 à 3 minutes de repos sur les gros mouvements, et c'est tout. Pas besoin de techniques d'intensification ni de programme compliqué. Si tu veux comprendre comment ajuster fréquence, volume et intensité, tout est détaillé dans mon article sur le programme d'entraînement en musculation.


Et le cardio ? Pas besoin d'en faire des tonnes. La marche quotidienne (8000 à 10000 pas) fait un travail énorme pour la perte de gras sans empiéter sur ta récupération. Si tu aimes courir ou pédaler, garde-le à 2 séances par semaine maximum, idéalement pas avant tes séances de muscu.


Un piège à connaître sur la force. Tu te souviens de l'étude de Murphy et Koehler vu plus haut ? La force progresse même quand le déficit empêche le muscle de se construire. Surtout au début, où une grosse partie des progrès vient de ton système nerveux qui apprend les mouvements. Des charges qui montent, c'est bon signe, mais ce n'est pas une preuve suffisante à elle seule. Il faut la croiser avec tes autres mesures.



Pourquoi ta balance va te mentir


C'est la partie la plus importante de cet article, parce que c'est là que la majorité des gens abandonnent.

En recompo, tu perds du gras et tu gagnes du muscle en même temps. Sur la balance, les deux s'annulent en partie. Imagine : sur un mois, tu perds 1,2 kg de gras et tu gagnes 0,6 kg de muscle. Ta balance affiche -0,6 kg. Ajoute une journée ou tu vas manger un peu plus salé ou un repas plus riche en glucides la veille de la pesée, et ton poids peut facilement varier d'un kilo d'un jour à l'autre à cause de l'eau. Résultat : tu as l'impression que rien ne bouge alors que ton corps change.

Le piège existe aussi dans l'autre sens. Les 2 à 3 premières semaines, la balance descend souvent vite. C'est en grande partie de l'eau évacuée, pas du gras. En réalité ne te fie pas plus à cette chute qu'à un plateau : la vraie tendance se lit à partir du deuxième mois.

C'est pour ça que je ne pilote jamais une recompo avec la balance seule. Voici le suivi que je mets en place avec mes clients.

Le poids, une fois par semaine, le même jour, le matin à jeun après être passé aux toilettes. Ce qui compte, c'est la tendance sur 3 à 4 semaines, pas le chiffre d'un lundi.

Les mensurations, une fois par mois : tour de taille au niveau du nombril (ton indicateur n°1), tour de bras, tour de cuisse, tour de poitrine. Mêmes conditions à chaque fois.

Les photos, toutes les deux semaines : de face, de profil, de dos, même lumière, même heure. Ton œil s'habitue à ton reflet, mais les photos comparées à deux mois d'écart ne mentent pas.

Les charges en salle sur tes mouvements poly-articulaires principaux.


Homme torse nu tatoué mesurant son tour de taille avec un mètre ruban rose, jeans foncés, fond blanc.
En recompo corporelle, le tour de taille tranche quand la balance hésite.

Et voici comment lire ces indicateurs ensemble.

  • Poids stable, tour de taille en baisse, charges en hausse : c'est la recompo parfaite. Ne touche à rien.

  • Poids en baisse lente, tour de taille en baisse, charges stables ou en hausse : excellent aussi. C'est le scénario le plus fréquent quand tu as pas mal de gras à perdre. Et d'un point de vue personnel c'est le meilleur des scénarios.

  • Poids en baisse rapide, charges en chute, fatigue permanente : ton déficit est trop gros. Tu es en train de perdre du muscle. On remonte les calories.

  • Rien ne bouge depuis 4 semaines (ni la taille, ni les photos, ni les charges) : quelque chose cloche. Soit ton déficit n'existe pas vraiment (tu manges plus que tu ne le crois), soit ton entraînement manque d'intensité ou de progression. On ajuste l'un ou l'autre.



Combien de temps pour voir des résultats


Soyons honnêtes : la recompo est plus lente sur la balance qu'un régime classique. C'est le prix à payer pour construire du muscle en même temps. Voici des repères réalistes pour un homme de 30-45 ans qui reprend sérieusement.

1 mois : force en nette hausse, énergie meilleure, tour de taille en baisse de 1 à 2 cm en général. Sur la balance, souvent 1 à 2 kg de moins, surtout de l'eau. Le miroir bouge peu.

3 mois : 3 à 5 kg de gras en moins et 1 à 2 kg de muscle en plus sont des repères raisonnables. Sur la balance, 2 à 6 kg de moins selon ton point de départ. Dans le miroir et dans tes vêtements, une vraie différence.

6 mois : physique nettement transformé, ton entourage le remarque.

Si tu veux les délais détaillés selon chaque objectif, je les ai tous rassemblés dans mon article sur combien de temps il faut pour voir des résultats en sport.



Ce que ça donne sur de vrais gens


La recompo, je ne la vois pas que dans les études. Je la vois chez mes clients depuis 10 ans.

Alex : de 92 à 86 kg en 12 semaines. Il détestait le cardio (course, vélo, natation), alors on n'en a pas fait : 3 séances de muscu par semaine, et plus de mouvement dans ses journées. Le gras du ventre et du bas du dos a nettement fondu, pendant que son dos s'épaississait.

Darren : de 80 à 76 kg en 12 semaines. Son objectif, c'était d'abord la force. Au soulevé de terre, il est passé de 6 répétitions à 105 kg à 4 répétitions à 130 kg en 6 semaines. Au développé couché, de 6 × 90 kg à 6 × 97,5 kg en 4 semaines. Résultat : plus fort, plus sec, avec des pecs et un dos plus épais sur les photos.

Kyle : de 88 à 82 kg en 12 semaines. Il reprenait après une période où l'entraînement était passé au second plan. Il résume ce qui a fait la différence : des séances exigeantes mais simples à suivre, qui lui ont permis de se remettre sur les rails.


Sur la balance, entre 4 et 6 kg de moins en trois mois, dont une partie d'eau les premières semaines. Rien de spectaculaire sur le papier. Mais mets leurs photos avant et après côte à côte : la différence est bien plus grande que ce que ces quelques kilos laissent imaginer. C'est la signature d'une recomposition. Le gras parti est en partie remplacé par du muscle, donc la balance sous-estime ce qui s'est vraiment passé. Leurs transformations sont visibles, sans filtre, sur ma page d'accueil.



En résumé : Les 4 erreurs qui sabotent ta recomposition corporelle


1. Couper trop fort. Passer de 2 600 à 1 800 kcal d'un coup, c'est l'assurance de perdre du muscle avec ton gras. Reste sur 200 à 300 kcal de déficit alimentaire, et augmente la dépense avec la marche plutôt qu'en coupant dans ton assiette.

2. Manquer de protéines. C'est l'erreur la plus fréquente chez les hommes actifs. Sans 1,8 à 2,2 g/kg, la composante "muscle" de ta recompo n'a tout simplement pas lieu.

3. S'entraîner sans progresser. Faire les mêmes charges pendant des mois, c'est entretenir, pas construire. Note tes séances, et cherche à battre les précédentes.

4. Juger au bout de 3 semaines, balance en main. C'est l'erreur qui tue le plus de recompos. Donne-toi au moins 8 à 12 semaines, et juge sur l'ensemble de tes mesures à ce moment la.



Tu veux qu'on regarde ta situation ensemble ?


La recompo, c'est simple sur le papier. Dans la vraie vie, c'est une question de réglages : le bon déficit pour toi, le bon programme pour ton emploi du temps, et quelqu'un qui lit tes mesures avec toi quand la balance te décourage.

Si tu veux qu'on regarde ton point de départ et ce qu'il faudrait mettre en place pour perdre ton gras et construire du muscle dans les 3 à 6 prochains mois, réserve un appel gratuit de 15 minutes. Je te dis franchement si et comment je peux t'aider.



Bon entraînement, et n'oublie pas : ce n'est pas le chiffre de ta balance un lundi matin qui construit ton corps, ce sont les séances et les repas que tu vas répéter encore et encore sans te lasser.


Corentin - Coach sportif


 
 
 

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